; ;

invités

Marie-Thérèse Fortin

Entre les théâtres et les studios de télévision, et maintenant les scènes destinées à la chanson, Marie-Thérèse Fortin roule sa bosse depuis plus de 25 ans. Artiste polyvalente s'il en est, on ne compte plus le nombre de productions théâtrales dans lesquelles elle a joué, ajoutées à celles qu'elle a mises en scène, ni le nombre sans cesse grandissant de rôles au petit écran. Les prix et les distictions suivent le pas. Femme de tête et de cœur et surtout de vision, tantôt elle assume la direction de quelque institution théâtrale, tantôt elle redonne vie et voix à la grande dame en noir de la chanson française, Barbara.

Le nom de Marie-Thérèse Fortin incarne à lui seul une partie de la programmation théâtrale présentée dans la ville de Québec, où elle a entre autres été membre du conseil d'administration du Théâtre de la Bordée et où elle a assuré de 1997 à 2003 la direction artistique du théâtre institutionnel de la capitale, Le Trident. Le répertoire alors visité est des plus vastes : de Messe solennelle pour une pleine lune d'été (1996) à Agnès de Dieu (1997) en passant par Inventaires (1998-2000), Andromaque (1998), Les Troyennes (1999) et L'Officier de la garde (2002) pour ne nommer que les plus récentes pièces dans lesquelles elle a jouées. Dernièrement, elle déménageait ses pénates dans la métropole où elle continue de plus bel ses nombreuses activités. On lui doit notamment la mise en scène de L'Aigle à deux têtes présentée au Théâtre Denise Pelletier en 2004.

Sans compter que le prolifique monde de la télé aime son casting de femme assurée au regard pénétrant et le lui rend bien. Depuis dix ans, elle cumule de nombreux rôles dans des téléromans et téléséries à succès qui ont fait les belles heures de nos soirées devant le petit écran. Tout le monde se rappelle son rôle de Johanne Constantin dans 4 et demi, personnage qu'on a vu réapparaître quelques fois dans L'Auberge du chien noir et celui de Françoise dans Le Monde de Charlotte et sa continuité dans Un monde à part. Elle est aussi de la distribution de Jack Carter l'espace d'une saison et de Temps dur, où elle personnifie Laure Pelletier. On la verra également dans Cover Girl et sous l'identité de Maria Delucci dans Casino présenté le printemps dernier. Enfin, elle incarnera prochainement madame Barbara dans Les Hauts et les bas de Sophie Paquin.

Avec un tel emploi du temps, il n'est pas surprenant que sa préssence sur les grands plateaux de tournage se fasse plus rare. Elle y fait ses débuts dès1983 dans un documentaire, Rencontre avec une femme remarquable : Laure Gaudreault, qui fait le portrait d'une pionnière du syndicalisme enseignant, un film livré par Yolande Cadran-Rossignol. Elle reprendra la veine documentaire avec Gilles Carle, en 1986, pour le film Vive Québec!.

Source : lecinema.ca