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Yann Perreau

Yann Perreau est en train de vivre son heure de gloire. Avec sous le bras le Félix de l’auteur-compositeur de l’année pour son album Le Serpent sous les fleurs, il peut enfin savourer le réel succès. Sans compter que son spectacle du même nom a reçu un accueil dithyrambique, tant populaire que critique. C’est donc avec enthousiasme que Yann Perreau prend la route pour entamer une tournée à travers le Québec, avec ses « frères de son », comme il les appelle, les musiciens Alex McMahon, claviériste, François Chauvette, batteur, Martin Pelland, bassiste, et George Donoso III, guitariste.

Biographie : (source Québec info musique
Artiste d'une indépendance farouche, Yann Perreau n'en connaît pas moins un succès appréciable et hautement mérité, plus spécialement depuis la parution de son quatrième album "Un serpent sous les fleurs". Alternant entre périodes de production intense et temps de ressourcement tout aussi nécessaire à son inspiration, Yann propose, à peine un an après l'intimiste "Perreau et la lune", une nouvelle création où la musique festive retient l'attention tout en servant de véhicule à une riche poésie. Artiste multidisciplinaire, on le remarque surtout comme chanteur et pianiste, mais l'aspect visuel le passionne tout autant, comme on a pu le constater dans le clip vidéo de la chanson "Beau comme on s'aime". Il est par ailleurs fasciné par le monde du théâtre ou l'art du marionnettiste.

C'est au sein du groupe Doc et les Chirurgiens qu'il s'est d'abord fait remarquer, alors que le groupe remportait le concours Cégep Rock en 1994. La formation se produit un peu partout, multiplie les tournées où elle assume les premières parties, se rend en Belgique et, de retour à Montréal, remporte L'Empire des futures stars. En 1996, le groupe grave un disque qui est malheureusement retiré du marché l'année suivante, suite à la fermeture de la maison productrice. Suite à cette épreuve, le groupe persiste quelque temps mais ne tarde pas à se dissoudre, non sans avoir effectué plus de 250 apparitions en un peu moins de quatre ans.

Après avoir voyagé en solitaire, dans le sud-ouest du continent, Yann Perreau se spécialise alors comme marionnettiste puis s'implique dans l'univers théâtral, avec la troupe de Pol Pelletier. Il ne délaisse pas totalement la musique et lorsque la tentation est trop forte, il laisse aller l'inspiration et renoue avec la scène. On peut l'entendre en solo lors de premières parties pour Daniel Boucher, Marc Déry et Jacques Higelin en 2000.

L'année 2001 donne lieu à une tournée en France, avec l'appui de l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Puis c'est la première partie de Bori, au Coup de coeur francophone. Tout en vaquant à diverses occupations, dont un séjour au Pérou où il s'implique comme formateur auprès de la troupe de théâtre Vichama, Yann travaille avec son complice réalisateur Gilles Brisebois à la pré-production d'un premier album, l'auteur-compositeur ayant été remarqué par la nouvelle maison Foulespin Musique. Le chanteur trouve aussi le temps de signer la musique de Casa Loma: journal de bord, film où il se voit également confier un rôle.

En juillet 2002, on le retrouve au programme des FrancoFolies de Spa et de Montréal. Aussi bien inspiré qu'entouré, il impressionne également les festivaliers et la critique. Lorsque paraît son album "Western romance", au début novembre, les sonorités de ses douze petits scénarios font mouche, tant pour les accords spacieux du guitariste et ancien Chirurgien David Brunet que par la voix d'appoint de Annik Michel et la synergie de son équipe cosmopolite, balançant entre électro et musique à films. La chanson "Ma dope à moi" est d'ailleurs présentée sous forme de vidéoclip. La modernité de sa démarche ne s'oppose nullement à la fréquentation d'illustres prédécesseurs pour autant: on peut y entendre la voix de Patsy Cline au détour d'une chanson, reconnaître ailleurs un riff des Beatles ou savourer une relecture trépidante de "On m'a oublié" de Richard Desjardins. L'artiste entame à peine sa tournée qui le mènera éventuellement du Québec au Mexique et à la France, que les mentions et récompenses se succèdent à un rythme étourdissant: prix Rapsat-Lelièvre accordé par l'association Québec/Wallonie-Bruxelles en avril 2003; Prix Miroir-Galaxie au FEQ et Prix Félix-Leclerc de la chanson, ce dernier remis au terme des FrancoFolies montréalaises, en juillet de la même année.

L'année 2004 n'est pas moins pourvue en expériences et en initiatives de toutes sortes: stage de 6 semaines à Paris au printemps en arrangement et réalisation d'album; ronde des Festivals à l'été, dont à nouveau les FrancoFolies de Montréal où il se fait omniprésent, notamment lors du spectacle de clôture réunissant Marc Déry, Ariane Moffatt et Yann. En août, un concours de remixage de sa chanson "La chair des animaux" est lancé, qui se voit soumettre une soixantaine de propositions du titre en question. Cinq d'entre elles sont retenues et incluses sur le site officiel de l'artiste.

Il lui faut bientôt ralentir un peu la cadence cependant, une partie de l'automne et de l'hiver étant consacrées à la préproduction et à l'enregistrement de nouvelles chansons destinées à son second album, concocté avec le concours de David Brunet et d'Éric Goulet. C'est d'ailleurs ce dernier qui assume la réalisation de "Nucléaire" lancé en direct, à l'aide d'un blogue vidéo, sur le site web de Bandeapart.fm en avril 2005. Les chansons "La vie n'est pas qu'une salope" et "Guerrière" sont entendues sur les ondes, la première bénéficiant de l'appui d'un vidéoclip, réalisé par Momo Laredo.

À l'automne 2007, fort d'une tournée où l'aspect intime et dépouillé, en formule trio, est favorable aux bilans, l'artiste réunit poèmes, textes de chansons, proses, calligrammes et observations notées au cours de ses voyages en un recueil intitulé "Perreau et la plume". Un album témoin de cette tournée "Perreau et la lune - Live au Quat'Sous", réunissant double CD et captation DVD du réalisateur Éric Morin, suit de peu.

Impliqué dans la cause des Jeunes Musiciens du monde depuis 2005, il se rend en Inde au printemps 2008 et visite notamment le nord du pays dont Jaipur, Agra, Rishikesh et Kalkeri, village où se situe l'école fondée par les frères Blaise et Mathieu Fortier. Une pièce de son prochain album en portera la trace sonore: "Le marcheur rapide". De retour au pays, Yann et ses complices Alex McMahon et Jean-Christian Aubry entreprennent la mise en forme de ce troisième album studio dont le titre sera finalement "Un serpent sous les fleurs", expression tirée d'un projet de chanson inachevé.

En contraste avec les ambiances plus électro de "Nucléaire" et le dépouillement de l'album en direct, le nouvel enregistrement est de facture résolument pop, affichant des relents de soul 60 dès la première pièce "Le président danse autrement" ou dans "L'amour se meurt", tandis que "Le bruit des bottes" a quelque chose de cinématographique et d'inquiétant à la fois... tout comme le boa du vidéoclip "Beau comme on s'aime".

Sur la route avec Yann Perreau ( Partie 2)