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José Navas

"José Navas est parmi les chorégraphes de danse contemporaine les plus appréciés au Québec. Depuis son arrivée à Montréal en 1991, le chorégraphe et danseur d’origine vénézuélienne n’a cessé de faire ses preuves à la tête de sa compagnie Flak, qui présente cette-fois le programme double Villanelle et S présenté à la salle Pierre Mercure du 25 au 28 novembre. ** Biographie: José Navas - Biographie
Biographie
Né au Venezuela en 1965, José Navas est basé au Québec depuis 1991. Après s’être illustré sur la scène internationale comme un soliste talentueux et charismatique, il a créé des pièces de groupes qui ont marqué par leur caractère audacieux et insolite. Auteur d’une trentaine d’œuvres à titre de chorégraphe indépendant ou de directeur artistique de Compagnie Flak, il concentre désormais sa recherche artistique sur l’essence et la pureté du mouvement. Abstraction, sobriété, intensité et profondeur sont les mots qui qualifient le mieux son travail actuel.
Caracas – Montréal via New-York
Du vent dans les voiles
Un parfum de succès
L’exaspération du mouvement
Retour aux sources
La danse comme une méditation
Inextinguible passion du solo
Au cinéma et au théâtre
Œuvrer pour la communauté
Soutien financier
Retour à José Navas

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Caracas – Montréal via New-York
José Navas commence sa formation en danse à Caracas et la poursuit à New York, au Merce Cunningham Studio. Il collabore alors avec Stephen Petronio, Michael Clark, Lucinda Childs et divers chorégraphes indépendants. Parmi ceux-ci, William Douglas crée pour lui While Waiting, un magnifique solo qui leur vaut un prestigieux Bessie Award, prix new-yorkais soulignant l’excellence en danse et le talent des interprètes. Ensemble, les deux artistes partent pour Montréal où ils partageront ponctuellement leur passion de la danse jusqu’au décès de ce grand chorégraphe et ami, en 1996.

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Du vent dans les voiles
L’arrivée de José Navas à Montréal en 1991 marque aussi ses débuts comme chorégraphe. En 1995, il fonde Compagnie Flak et s’y consacre entièrement. Résultat : plus de 300 représentations dans 20 pays en 11 ans. Dès 1996, l’artiste est honoré à l’étranger et le chorégraphe est sollicité par d’autres compagnies et par des cinéastes.

Les solos Sterile Fields, Bosquejo et Abstraction comptent parmi les créations marquantes des premières années, de même que les duos Scattered Yields et Luna Llena. En 1998, One Night Only 3/3, trio osé et provocateur, connaît un succès sans précédent au Canada. La réputation de José Navas se construit autour de la sensualité de ses œuvres et de sa capacité à aller à l’essentiel. En 1999, il est nommé «&nsbp;Meilleur jeune chorégraphe étranger » par le magazine européen Ballet Tanz Aktuell International. C’est alors qu’il inaugure le studio de Compagnie Flak.

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Un parfum de succès
En 2000, José Navas figure parmi les « 100 personnalités qui font bouger le Québec » selon le magazine français L’Express. Il crée son premier sextuor, Perfume de Gardenias, en coproduction avec le Centre National des Arts d’Ottawa, le Joyce Theater de New York et le Korzo Theatre de La Haye, aux Pays-Bas. La poésie qui s’en dégage et le fin tracé du mouvement dans l’espace marquent une signature qu’il peaufinera au fil du temps. La pièce fait salle comble à Montréal pendant trois semaines avant que d’être présentée dans plusieurs villes dont New York, Budapest et Londres.

En 2001, violoncelliste et danseur célèbrent la musique de Benjamin Britten et d’Allan Hovhaness dans Haman/Navas Project, qui deviendra Solo with Cello. « Parfois, on dirait que le violoncelliste joue littéralement avec son archet sur les fibres musculaires du danseur », lit-on dans Le Devoir. Le documentaire Perpetual Motion, de Laura Taler, rend compte du processus de création de cette pièce intimiste qui a fait une tournée triomphale de 2000 à 2003 dans une dizaine de pays dont les États-Unis, le Royaume-Uni, la République tchèque, le Japon et Israël.

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L’exaspération du mouvement
Œuvre pour six danseuses et un compositeur live créée en 2003, Adela, mi amor inspirera le film d’art Adéla et sera finaliste du 20e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal. Dans cette pièce, le chorégraphe augmente la vitesse du mouvement pour épuiser les corps et accéder à une gestuelle libre de toute interprétation et de tout artifice. Présentée en première mondiale à Bruges, en Belgique, puis en Suède, au Göteborg Dance & Theatre Festival, la pièce est donnée à guichets fermés à l’Agora de la danse de Montréal. Elle est chaudement accueillie tant par le public que par la critique qui écrit : « Des danseuses parmi les plus intenses qui subliment cette pièce forte, vibrante, sans répit, qui se déploie comme une véritable onde de choc dans la salle, fait vibrer les sièges et la peau des spectateurs pour repartir vers les danseuses… et circuler de nouveau. (…) Une vraie réussite. » (La Presse)

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Retour aux sources
Duo chorégraphié pour Montréal Danse en 2004, The Heavens, burning with Hours ouvre un nouveau chapitre dans l’œuvre de José Navas : celui de l’abstraction et d’un retour au mouvement pur. Avec cette création, il découvre l’extraordinaire richesse de la simplicité et le sens profond que dégage le mouvement au-delà de toute intention intellectuelle. Reprenant les bases de la gestuelle postmoderne new-yorkaise, il utilise la déconstruction des phrases de mouvement, la répétition et les figures géométriques sans autre volonté que d’explorer le mouvement et l’espace. Il réalise alors que l’exécution d’un mouvement d’une extrême précision provoque une transformation chez le danseur fascinante à observer. Un état d’esprit particulier règne sur scène et résonne dans le public faisant soudainement de la danse une expérience partagée. Avec cette pièce qui a déjà été présentée dans plusieurs villes du Canada et des États-Unis, José Navas marque le début d’une collaboration soutenue avec le compositeur montréalais Alexander MacSween.

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La danse comme une méditation
« Quelque chose de nouveau et de fascinant émerge ici dans le travail du chorégraphe », écrit une critique à propos de Portable Dances. Créée en 2005, cette pièce pour quatre danseurs d’exception consacre le retour à la scène de José Navas et confirme son virage artistique : désormais, sa recherche se concentre sur la simplicité du mouvement et sur la résonance des corps dans l’espace. En résulte une gestuelle harmonieuse et complexe exigeant concentration et présence totales de la part des interprètes. La puissance de cette expérience méditative d’une poésie sans artifices séduit unanimement les publics québécois et européens.

En 2006, José Navas poursuit sa démarche avec Anatomies, quintet où il révèle la mécanique de précision des corps en mouvement. Clarté et formalisme sont à la source de la poésie de cette chorégraphie où l’esprit d’une méditation dansée est encore plus affirmé que dans Portable Dances.

En 2007, le chorégraphe entre au répertoire des Grands Ballets Canadiens de Montréal avec son premier solo sur pointes. Intitulé Límpido amor, il est interprété par la danseuse étoile Anik Bissonnette pour son Gala d’adieux.

2008 est l’année de sa première création pour grands plateaux. Pièce pour huit danseurs, S est présentée en première mondiale au Concertgebouw de Bruges sur la musique en direct de Satie.

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Inextinguible passion du solo
Après sept ans de création consacrés à des pièces de groupe, José Navas renoue avec la passion du solo en 2008 avec Miniatures. Pour la toute première fois, il révèle des pans de son histoire personnelle dans cette série de sept solos abstraits et romantiques sur des musiques choisies. Choisissant de s’adonner au seul plaisir de danser, il s’offre une pause dans la recherche du mouvement pur avec une œuvre vibrante d’émotions qui bouleverse profondément publics et critiques. Déployant la force et la subtilité du danseur mature, il réaffirme avec cette œuvre sa passion pour le solo et renouvelle son désir d’en créer.

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Au cinéma et au théâtre
Dès 1995, José Navas créé des chorégraphies et danse dans des films remarqués et souvent primés. C’est le cas avec The Village Trilogy, de Laura Taler, qui remporte le Prix Cinédanse du Meilleur film de danse canadien et avec Lodela, de Philippe Baylaucq, pour lequel José Navas reçoit le Prix « Chorégraphie pour la Camera » au festival Moving Picture de Toronto. En 1999, il est en nomination aux Gemini Awards pour sa performance dans The Golden City, un film de Moze Mossanen. En 2001, la cinéaste Laura Taler emprunte les voies du documentaire pour rendre compte du processus créatif du Haman/Navas Project et de la relation entre le chorégraphe et le violoncelliste.

À l’invitation de Wajdi Mouawad, dramaturge, metteur en scène et futur gagnant du Molière du Meilleur auteur francophone vivant (2005), José Navas effectue la mise en scène de la pièce de José Maria Arguedas Les Fleuves profonds. Elle tiendra l’affiche du Théâtre de Quat’Sous pendant tout le mois de mai 2002 à Montréal.

En 2005, Jocelyn Barnabé s’inspire de la pièce Adela, mi amor pour créer Adéla, un film diffusé sur les ondes de CBC puis de ARTV.

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José Navas et Compagnie Flak :
Œuvrer pour la communauté
Citoyen engagé dans son milieu, José Navas a fait de sa compagnie un centre de recherche, un point de rencontre et un catalyseur d’idées. Cherchant à favoriser le croisement entre les cultures, les arts et les générations, José Navas et sa compagnie s’impliquent dans diverses activités utiles à la communauté artistique.

Séminaires chorégraphiques
Mis en place en 2000 à Montréal, le Séminaire chorégraphique réunit pendant 5 jours consécutifs, 5 chorégraphes et 5 compositeurs qui doivent soumettre chaque soir à l’appréciation du public 5 courtes pièces comprenant de 1 à 5 interprètes. La formule est si stimulante qu’elle devient le terreau de certaines œuvres futures. Ainsi, Richard Siegal, chorégraphe américain basé à Paris, crée un solo à l’occasion du séminaire de 2000, qu’il transforme ensuite en duo qu’il présente à New York avec la chorégraphe-interprète vancouveroise Crystal Pite.
Programme de résidence pour jeunes chorégraphes
De 2000 à 2008, Compagnie Flak a offert un programme de résidences artistiques. Désireuse de dynamiser, d’outiller et de développer le milieu de la danse, elle a offert à des chorégraphes principalement issus de la relève un accès gratuit à son studio de répétition.
En 8 ans, plus d’une quinzaine de chorégraphes ont pu profiter de plus de 850 heures de studio pour poursuivre leurs recherches artistiques, leur travail chorégraphique et, de façon plus générale, leur évolution professionnelle.
Enseignement
Au fil des ans, José Navas a donné des classes de maître et d’improvisation à Montréal, à P.A.R.T.S, l’école belge d’Anne Teresa de Keersmaeker, à la Isola Danza Academy de Venise, sur invitation de Carolyn Carlson, et également à la Frankfurt University for Music and Performing Arts, en Allemagne, à la Rotterdam Dance Academy, aux Pays-Bas, ainsi qu’à Mito et à Tokyo, au Japon.

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À la découverte du chorégraphe José Navas