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Daniel Bélanger

"Daniel Bélanger fait la une du voir cette semaine à l'occasion de la sortie de son nouvel album, Nous. Il y a eu 6 ans entre Rêver mieux, en 2001, et L’Échec du matériel, qui date d’avril 2007. Entre ces deux albums aériens, mélodiques et quelque peu mélancoliques, Daniel Bélanger a produit Déflaboxe, un album concept de musique électronique. Cette fois, Daniel Bélanger revient plus rapidement sur disque, avec Nous, un album avec pour seule trace de Daniel Bélanger sur sa pochette, ses initiales DB trônant au-dessus du titre. À 45 ans, cette pierre angulaire de la musique québécoise semble être en période de grâce en matière de création. En plus de sortir un 7ème album en carrière le 10 novembre prochain, Daniel Bélanger prend part à deux projets majeurs prochainement : mettre en musique Les Belles sœurs de Michel Tremblay pour le 40ème anniversaire de l’œuvre et du Théâtre d’aujourd’hui en mars prochain, et écrire la musique du spectacle Paradis perdu, qui prendra l'affiche du Théâtre Maisonneuve du 26 janvier au 6 février 2010, en faisant équipe avec le metteur en scène Dominic Champagne et le cinéaste et scientifique Jean Lemire. ** Biographie: Daniel Bélanger, l'insaisissable légèreté de l'être
Quel chemin parcouru depuis 1992! Cette année-là, celui qui a fait ses classes avec le groupe Humphrey Salade et bourlingué sur de modestes scènes va lancer dans le paysage musical québécois une petite bombe, une bombe titrée Les insomniaques s'amusent. Avec son mélange de poésie débridée, de mélodies ciselées couchées sur des couleurs folk, rock et jazz, le premier album de Daniel Bélanger séduit rapidement un large public et extasie littéralement la critique. Des pièces telles Opium (Félix du vidéoclip de l'année), La folie en 4 ou Ensorcelée se logent pour de bon dans nos oreilles et nos mémoires. L'année d'après, avec une tournée depuis sacrée historique, avec des ventes qui filent allègrement vers les 175 000 exemplaires et le Félix de l'album pop-rock de l'année en poche, l'auteur-compositeur interprète occupe déjà une place toute spéciale dans le coeur des Québécois.
Pendant qu'il continue de récolter les trophées (dont les Félix Album de l'année – meilleur vendeur, Interprète masculin de l'année et Spectacle de l'année en 1994), la relation qu'entretient Daniel Bélanger avec son public ne cesse de s'approfondir. Une relation qui repose sur la qualité des chansons, évidemment, mais aussi sur la personnalité de leur auteur, qui se révèle bientôt capable de faire rire à gorge déployée autant que de mouiller les yeux. Sur scène, la rencontre vire souvent à la fête.
En 1996, la parution de Quatre saisons dans le désordre confirme tout le bien qu'on pense de lui et fait la preuve que Daniel Bélanger est un artiste en constante évolution, qui n'a pas l'intention de s'asseoir sur ses lauriers. La palette sonore s'élargit, les textes sont chaque fois bourrés d'invention. Les récompenses pleuvent (Félix de l'Album Pop-rock, de l'Auteur-compositeur et du Spectacle de l'année, catégorie auteur-compositeur interprète), les ventes s'affolent (album certifié Disque Platine), pendant que des titres comme Les deux printemps, Sortez-moi de moi ou Les Temps fous (Félix du Vidéoclip de l'année) s'installent au sommet des palmarès.
1998: Daniel Bélanger choisit pour un temps de voyager Seul dans l'espace. Une solitude partagée avec des milliers de personnes, puisque la tournée ainsi nommée connaît un immense succès, nous montre un artiste qui sait aussi habiter la scène en solo, en musique comme en monologues humoristiques, et conduit à l'enregistrement d'un album atypique, Tricycle (1999), composé d'extraits de spectacles captés à différents moments de sa carrière.
2000: Erreur d'impression, un recueil de 150 historiettes amusées, flirtant avec l'absurde, fait le bonheur de ses fans. Daniel Bélanger fonde au passage Coronet liv, une maison d'édition, et continue de participer à des spectacles majeurs, dont celui d'ouverture des 12e FrancoFolies de Montréal, qui réunit des figures de proue de trois générations de chanteurs, soit Jean-Pierre Ferland, Michel Rivard et lui.
Avec l'album Rêver mieux (album certifié Disque Platine), lancé en octobre 2001, l'étonnant créateur s'approprie de façon ludique et inspirée les sonorités électro. Une fois de plus, le public est au rendez-vous et la moisson de prix époustouflante (sept Félix en 2002, dont celui de l'Album de l'année pop-rock, auxquels se rajoutent, l'année suivante, le Félix Vidéoclip de l'année pour Dans un Spoutnik, le prix Juno de l'Album francophone de l'année et quelques autres distinctions).
Daniel Bélanger fait aussi quelques incursions réussies dans le registre de la musique de film (nomination pour le Génie de la Meilleure chanson originale pour la chanson-titre du film Le Dernier souffle, en 2000; prix Jutra de la Meilleure musique pour le film L'Audition, en 2006) et en surprend plus d'un, en 2003, avec un objet d'art non-identifié appelé Déflaboxe, vivante exploration poético-musicale, plongée vertigineuse dans l'esprit d'un pugiliste (payé pour perdre).
Depuis, Daniel Bélanger a voyagé beaucoup, écouté le monde et constaté ses contradictions. L'album L'échec du matériel, qui arrive chez les disquaires en avril 2007, marque une nouvelle étape dans le parcours d'un artiste majeur, bien de notre temps, et qui ne réapparaît jamais tout à fait là où on l'attendait. Un album tout aussi poétique et mélodique que son Rêver mieux, mais ancré comme jamais dans les préoccupations et les quêtes de ses contemporains.
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Virage rockabilly pour Daniel Bélanger Le Nous de Daniel Bélanger