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Paul Daraîche

Né en 1947, Paul Daraîche commence sur scène dans les années 60 avec les Sinners, avant de se joindre au groupe montréalais Les Loups Blancs, il n’a alors que 18 ans, il est à la guitare et est accompagné de Bernard St-Onges (batterie- 19 ans), Yvon Gauthier (contrebasse-21 ans) et Maurice Bastien (guitare rythmique-21 ans). C’est avec eux qu’il sort son premier 45 tours, en 1967, le lancement s’est fait à Montréal, au mythique Centre Paul-Sauvé sur Beaubien et Pie-IX avec le groupe “twist” de Qc Bel Canto (Centre Paul-Sauvé : dans les 70’s Jimi Hendrix et ABBA s’y sont produits).

Tout en étant membre de la formation Soleil et tout en collaborant en parallèle avec sa soeur Julie, Paul enregistre un premier 33 tours éponyme en 1973, où il reprend surtout des oeuvres d'auteurs-compositeurs français tels que Georges Moustaki et Jean Ferrat.
C’est réellement en 1984 avec la sortie du disque "T'envoler" que Paul Daraîche marque ses débuts comme interprète country avec notamment une reprise de la version française de "Stewball" popularisée par Hugues Aufray mais avec et surtout sa composition "À ma mère" que Patrick Norman popularisera quelques années plus tard sous le titre "Perce les nuages".

Pendant la décennie 90, Paul s'affirme un peu plus comme auteur compositeur interprète et propose ses créations sur l'album "L'oiseau sauvage" où ses titres "Le chasseur" et "Quand les blés seront levés" voisinent quelques incontournables du répertoire populaire québécois, tels que "Comme j'ai toujours envie d'aimer" et "Le vieux du Bas-du-fleuve". En 1995, basé sur ses réflexions de vie professionnelle, il sort l’album "La vie d'artiste" sur lequel on retrouve l’une de ses chansons les plus appréciées et les plus reprises du répertoire country contemporain au Québec : "Six heures moins quart".

Impossible de parler de Paul Daraîche sans mentionner les membres de sa famille, une véritable institution québécoise.
Il est issu d’une famille de 9 enfants qui partagent tous une même passion, la musique. Dès sa tendre enfance, Paul est transporté par le son de l’harmonica joué par sa mère.

En 1956, les parents Daraîche viennent s'installer à Montréal avec leurs enfants et c'est dans la métropole d’ailleurs que sa soeur Julie fera ses débuts (74 ans maintenant). C’est la première de la famille à faire carrière. Son frère Paul viendra se joindre à elle peu de temps après. Depuis leur tout début, il y a une vingtaine d'années, Julie et Paul ont vite connu le succès. Les Daraîche étaient déjà considérés comme les plus gros vendeurs de disques au Québec.

Julie est considérée comme "la reine du country". Ses trois premiers disques ont été certifié "or" et elle a vendu plus d'un million d'exemplaires de ses 30 albums. En 1979, elle recevait le tout premier Félix de la catégorie "meilleur album country/folklore".

Quant à Dani, la fille de Julie, elle a commencé comme choriste pour sa mère avant de se lancer dans une carrière solo. Après 20 ans de carrière, elle a enregistré 8 albums solo.

Paul collaborera aussi avec sa fille en 1989, jusqu’en 1991 date à laquelle la famille Daraîche enregistre un album à l'occasion de temps des fêtes, un album produit par Paul. On les retrouve de plus en plus souvent tous les quatre sur une même scène. Parallèlement, Katia est devenue animatrice à CJMS Country 1040 AM en juin 99.

En plus d’enregistrer ses propres albums solos et ceux de sa soeur, Paul Daraîche participe à 9 productions dont les albums de René Martel, Steve Faulkner en 2005 avec qui il cosigne la chanson Je suis toujours en amour avec toi qui paraîtra sur l’album Train de vie de Faulkner. Il collaborera aussi avec Patrick Normand, Marie-Chantal Toupin et Isabelle Boulay pour qui il écrira la chanson Lui, parue sur son album De retour à la source.

Au début des années 2000, grâce à un admirateur de longue date devenu producteur, Mario Pelchat, un nouveau projet voit le jour. Peu de temps après avoir mené à bien l'enregistrement de ses "Confidences", son disque le plus autobiographique à ce jour avec des chansons comme "Gaspésie d'amour" et "Moi, je ne pense qu'à la musique", Paul Daraîche se joint à la tournée qui prend la route suite à la parution de "Quand le country dit bonjour..."

C'est dans le même esprit que Pelchat proposera à Paul, quelques années plus tard, de réunir plusieurs artistes qu'il apprécie ou qui ont été ses idoles naguère et d'enregistrer avec eux les mélodies qui ont marqué son parcours des dernières décennies.

Lancé lors du Festival de Saint-Tite en septembre 2012, "Mes amours - Mes amis" s'avère l'occasion de touchantes retrouvailles et le succès le plus marqué de sa carrière, tout en permettant à un nouveau public de faire sa connaissance.

Source : Québec info musique

Paul Daraîche, le Gaspésien