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Michel Rivard

Né à Pointe-Saint-Charles, il s’initie tôt à la musique et à l’art. Ses parents écoutent beaucoup de musique et possèdent une grande sensibilité artistique. Son père est le populaire comédien Robert Rivard. Michel grandit dans Villeray (quartier qu’il a beaucoup chanté), puis Montréal-Nord et Boucherville.

C’est à titre de comédien dans des publicités et des séries télévisées qu’il entame sa carrière. Au début des années 1970, il devient membre des troupes La Quenouille Bleue et Théâtre Sainfoin, avec lesquelles il fait du théâtre et de la musique. Avec des membres de ces troupes, il forme en 1973 le groupe Beau Dommage, au sein duquel il chante, joue de la guitare et compose des chansons (dont la célèbre « Complainte du phoque en Alaska »).

L’aventure est intense, mais de courte durée. En cinq ans, le groupe connaît une immense popularité (son premier disque fracasse des records de ventes), lance quatre albums et fait de nombreuses tournées. Michel Rivard trouve malgré tout le temps d’enregistrer son premier album solo, Méfiez-vous du grand amour (1977). En 1978, essoufflé par le rythme des tournées et des enregistrements, Beau Dommage se dissout. Le groupe se reformera à trois reprises : en 1984 et 1992 pour quelques spectacles, puis en 1994 pour un album et une tournée.

La carrière solo de Michel Rivard prend alors son envol. En 30 ans, il enregistre 11 albums (dont deux devant public) : Méfiez-vous du grand amour (1977), De Longueuil à Berlin (1979), Sauvage (1983), Bonsoir, mon nom est Michel Rivard et voici mon album double (devant public – 1985), Un trou dans les nuages (1987), Michel Rivard (1989), Le goût de l’eau… et autres chansons naïves (1992), Maudit bonheur (1998), Bonsoir… mon nom est toujours Michel Rivard et voici mon album quadruple (devant public/rétrospective – 2004), Simple (rétrospective – 2004) et Confiance.

Son répertoire marque la chanson québécoise comme peu de ses pairs. En 1992, le magazine Voir le déclare plus grand auteur-compositeur-interprète de sa génération. Monologuiste hors pair, il est aussi connu pour ses spectacles pleins d’humour. Il compose également pour d’autres artistes : Gerry Boulet, Pauline Julien, Maxime Le Forestier, Marie-Michèle Desrosiers, Johanne Blouin, Offenbach, Marie-Élaine Thibert et Isabelle Boulay.

Il signe quelques musiques de film ou des chansons pour Le Soleil se lève en retard (1976), Jacques et Novembre (1985), Les matins infidèles (1989), Bach et bottine (1986), Marie s’en va-t-en ville (1987) et Histoires d’hiver (1998).

Au début des années 2000, l'artiste entreprend une nouvelle tournée en formation réduite, soit en formule trio avec le bassiste Mario Légaré et le multiinstrumentiste Francis Covan, deux complices de longue date. Pratiquant toujours une douce ironie à l'endroit de lui-même et d'un métier qu'il adore, il intitule son nouveau périple: Assis. Cette tournée s'échelonne sur quelques années, de 2002 à 2004, période au cours de laquelle il présente pendant deux saisons Studio TV5, sur les ondes de cette télé francophone internationale. Cette émission hebdomadaire renferme des moments privilégiés où Rivard l'animateur reçoit, déride et à l'occasion faire le boeuf avec ses amis musiciens et les interprètes invités, souvent en duo, à même les répertoires de chacun.

En 2003, il s'attaque à une autre forme de spectacle, la comédie musicale, et se glisse dans la peau de l'aviateur dans l'adaptation à la scène du Petit Prince de Saint-Exupéry, rôle qu'avait tenu Daniel Lavoie quelque temps auparavant au Casino de Paris et pour les besoins de l'album paru l'année précédente. Cette parenthèse ne l'empêche nullement de poursuivre ses projets d'écriture et, parmi les nouvelles collaborations de Michel, soulignons la chanson "La guitare de Jérémie" qu'il compose avec Patrick Norman. Ce dernier et de nombreux autres qu'il aura eu l'occasion de côtoyer à son Studio seront ses invités à l'occasion de la série de concerts Les chaises musicales, qu'il anime tout au long des FrancoFolies de Montréal, du 25 juillet au 2 août 2003.

Une sélection d'enregistrements illustrant ses récentes années sur la route paraît en novembre 2004, quelques jours à peine après que l'ADISQ lui eut attribué le Félix Hommage, lors de son 26e Gala. On y retrouve des interprétations «en spectacle intime...» selon la présentation de "Bonsoir... mon nom est toujours Michel Rivard et voici mon album quadruple", un clin d'oeil à son double microsillon paru il y a près de 20 ans. Ce coffret de quatre DC regroupe près de 60 interprétations dépouillées et rajeunies de chansons qui ont émaillé ses 30 ans de carrière, depuis les années Beau Dommage (dont une version italienne du "Phoque en Alaska", devenu "La foca"), ses différentes cuvées personnelles et des titres qu'il avait confiés à d'autres interprètes. Le quatrième DC de ce disque-événement est consacré aux duos enregistrés lors de sa semaine FrancoFolle, en compagnie de Marc Déry, Martin Léon, Mélanie Auclair, Michel Faubert, Dumas, Marie-Christine Trottier, Catherine Durand, Mara Tremblay, Patrick Norman, Lynda Thalie et Ariane Moffatt. Sans doute soucieux d'épargner un trop grand investissement à ses fans moins fortunés, Michel et sa maison de disques proposent également une sélection allégée de 16 titres intitulée "Simple". Une initiative louable qui, en ces années de transition de l'industrie musicale, permettra à un plus grand nombre de personnes de déguster ces petites perles de notre histoire musicale!

Nouvellement nommé chevalier de l'Ordre national du Québec, Michel Rivard participe à la septième édition du Festival Montréal en Lumière, en février 2006. Il retourne bientôt en studio pour préparer un nouvel album de chansons inédites qui est (coïncidence?) son 7e en 30 ans. L'auteur-compositeur-interprète se produit entre temps en compagnie de l'Orchestre symphonique de Montréal dans le cadre de ses Week-ends pop, en octobre 2006. L'expérience est reprise avec les orchestres de Sherbrooke et de Québec, dans leurs villes respectives, le mois suivant. Le disque "Confiance" est finalement lancé le 28 novembre, plus de huit ans après "Maudit bonheur".

Dans cette nouvelle livrée, le sacripan se fait plus introspectif que jamais et propose ce qu'on devine des chansons d'hiver, qui semblent destinées à une soirée au coin du feu de foyer. La douceur diaphane, teintée de nostalgie, se révèle aussi présente dans les deux courtes pièces instrumentales "Cet hiver là" et "Chimère d'avril" que dans certaines chansons comme "Les chemins de gravelle", dédiée à la mémoire Robert Gravel son mentor en impro, "Photo dans ma tête" ou l'évocation de "Robinoude", souvenir d'un précieux vélo de jeunesse.

Après s'être fait entendre à la soirée de fermeture du Spectrum, mythique salle montréalaise des dernières décennies du XXe siècle et dont il fut le plus fidèle performur, le 5 août 2007, il participe au projet "Douze hommes rapaillés chantent Gaston Miron" de Gilles Bélanger dédié à l'oeuvre du poète. Michel y interprète "La mémorable" et récidivera sur le second volume avec la troublante "Oh secourez-moi!". Parallèlement, il collabore à l'album "Fous les canards" de Bori avec qui il écrit en duo "Toute ta lettre".

Les chansons se son répertoire sont à nouveau l'objet d'un concert symphonique présenté à quelques reprises dont l'un dans le cadre des FrancoFolies de Montréal en juillet 2008. L'album "Rivière... et autres chansons symphoniques", enregistré au Schulich School of Music de l'Université McGill, suit, l'automne suivant. Celui qui s'était présenté pour le Parti Rhinocéros en 1980 s'implique à un autre niveau, plus sérieux à ce qu'il nous semble, dans la campagne électorale fédérale de 2008 en apparaissant dans le clip vidéo Culture en péril dénonçant la politique de coupures du gouvernement Harper à l'égard du domaine culturel. Le clip satirique qui inclut un quiproquo autour du fuck en Alaska devient instantanément le sujet de l'heure dans les chaumières, et notamment sur les réseaux du web.

Contre tout attente, l'auteur-compositeur est recruté comme professeur invité à l'édition 2009 de Star Académie à qui il reconnaît, après avoir vivement critiqué la formule, le mérite d'apporter auprès des jeunes générations une nouvelle visibilité aux classiques de la chanson québécoise. Son propre répertoire est au centre de l'événement Rivard et le Grand Choeur, regroupant 400 choristes, qui est présenté dans le cadre de la Semaine internationale de la chanson, au Grand Théâtre de Québec en juillet 2010, puis repris à Saguenay et à Montréal.

Entre temps, à l'instar de son confrère Daniel Bélanger qui met les "Belles-soeurs" de Michel Tremblay en chansons, il est choisi pour composer les chansons de la version scénique des romans d'Arlette Cousture. L'album "Les Filles de Caleb", coréalisé par Rivard et Louis-Jean Cormier, est lancé à l'automne 2010 et révèle les noms des interprètes de l'opéra-folk qui prendront place sur scène à partir d'avril 2011.

Source : Québec Info Musique
http://www.qim.com/artistes/biographie.asp?artistid=47

Michel Rivard sur disque