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invités

Les soeurs Boulay

Les sœurs Boulay ont grandi en Gaspésie, les fesses dans un pickup ou dans un traîneau à ski-doo et l’oreille dans une boîte de vinyles. C’est la faute à leur père si elles sont comme ça, c’est lui, avec sa caméra VHS, qui a joué au public indulgent toute la vie; c’est lui aussi qui s’est servi du tourne-disque comme réveille-matin toute la vie. C’est la faute à Michèle Lee Richard, un moment donné, qui est venue cogner à la porte de leur maison pour enseigner le chant à la plus petite, Mélanie six ans, qui, cette année-là, a fait son premier spectacle devant six cent personnes (avec les souliers à sa mère trois fois trop grands parce qu’elle est tête de cochon). C’est la faute au chœur Clé de Sol – moyenne d’âge quarante ans – qui a accepté les deux tannantes de dix et treize ans en relève. C’est la faute à leur mère, qui a toujours encouragé, même aux moments de rien du tout. C’est finalement la faute aux « établis » qui leur ont prêté leur stage avec confiance aveugle.

Après quelques années à traîner comme choriste et en solo sur les routes, c’est par hasard et par plaisir que le duo se met à exister, un matin de lendemain de brosse, pour se consoler. Depuis, tout s’enchaine super rapidement, d’un premier EP réalisé par Éric Goulet, en février 2012, au premier prix des Francouvertes. Des Francofolies de Montréal au FME, des petites salles de la Gaspésie, de Charlevoix, de la Côte-Nord, des Îles de la Madeleine, des Entrées en scène Loto-Québec au GAMIQ où elles ont d’ailleurs emporté le prix Nouvel artiste au plus grand potentiel. Le premier album à paraître le 26 mars 2012, Le poids des confettis, embelli par Philippe B, révélera une musique toute nue, franche, enrobée de quelques couleurs mélangées, des fois pastel, des fois sombres. Des mots de nostalgie, de folie assumée, de fêtes et de lendemains un peu tristes, d’amour ou de quelque chose qui y ressemble; les mots de deux sœurs perdues dans une ville à la recherche d’un arbre, d’un gars qui sache se saucer dans l’eau frette et de quelques amitiés vraies au fond d’une bouteille de fort, dans une balloune dégonflée ou sur une vieille photo jaunie.

Source : http://lessoeursboulay.com/a-propos/

Les sœurs Boulay, chez elles Les Sœurs Boulay : voix divines mais pas angéliques