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Stéphane Rousseau

Les 3 vies de Stéphane Rousseau

Quand il n’est pas sur scène quelque part dans son Québec natal ou sur un écran de cinéma près de chez vous, Stéphane Rousseau est en tournée en France ou en Belgique. À moins qu’il ne soit en tournage pour une série télé ou en répétition pour un gala Juste pour rire. Portrait du plus français des humoristes québécois… et du plus québécois des humoristes français.

Stéphane Rousseau, humoriste

C’est en 1988 au Festival Juste pour rire que le grand public découvre pour la première fois Stéphane Rousseau. Son imitation du célèbre humoriste de cabaret Roméo Pérusse lui vaut une ovation des spectateurs, des éloges des journalistes… et des propositions des professionnels. Ainsi et dès 1989, il franchit la porte des studios de CKMF pour coanimer avec Mario Lirette l’émission Les 2 pistons. En ondes, Stéphane carbure au délire et se laisse aller à des performances vocales qui en font rapidement une vedette du micro.

En 1991, désireux de renouer avec le monde du spectacle, Stéphane Rousseau se lance dans l’écriture de son premier one-man show, simplement baptisé Rousseau, et accouche de Madame Jigger, un personnage coloré qui métamorphosera à jamais le paysage humoristique québécois. Le succès est aussi immédiat que fracassant. Rousseau vaut à son auteur le Félix du Meilleur spectacle d’humour au gala de l’ADISQ en 1993 et le Billet double platine en 1994, certifiant plus de 200 000 billets vendus. C’est officiel, le jeune artiste joue désormais dans la cour des grands.

Et il joue bien. Présenté en 1995, son deuxième spectacle, Drôle, confirme son talent et sa popularité. Près de 200 000 spectateurs l’applaudissent et des milliers d’admirateurs se jettent sur l’enregistrement qui sera certifié Vidéo d’or en 1997. Deux ans plus tard, Stéphane Rousseau monte sur la scène du Centre Bell aux côtés de Céline Dion pour célébrer le Jour de l’an. C’est la consécration, en direct devant 25 000 personnes. Et une formidable motivation pour engendrer un troisième one-man show, Stéphane Rousseau. Couronné au Québec de deux prix au gala des Olivier 2001 (Meilleure performance scénique et Spectacle le plus populaire), le spectacle propulse l’humoriste à Paris. Avec succès, puisque Stéphane Rousseau tient l’affiche du célèbre Bataclan durant 45 jours!
Désormais, l’histoire de Stéphane Rousseau se déroule des deux côtés de l’Atlantique. Lancé en 2005 au Festival Juste pour rire à Montréal, son quatrième spectacle franchit l’océan en moins de temps qu’il n’en faut pour récolter l’Olivier de la Meilleure mise en scène (2006). En France comme au Québec, cette quête du bonheur version Rousseau reçoit un accueil triomphal et cumule à ce jour plus de 400 représentations et 400 000 spectateurs. Et ce n’est pas fini. Après avoir coanimé les galas du Festival Juste pour rire à Nantes l’été dernier, notre Stéphane national a fait ce printemps une grande tournée des Zénith de l’Héxagone. Un réseau de grandes salles très prisées des stars. L’enfant du pays revient à Montréal, au Théâtre Saint-Denis en juin pour 3 soirs exceptionnels dans son spectacle Rousseau et le clôturera au Chapiteau de St-Sauveur vers la fin de l’été.

Stéphane Roussseau, comédien

Faut-il en conclure que Stéphane Rousseau est désormais une star? Sans aucun doute. Et pas seulement dans le stand-up! Depuis cinq ans en effet, l’humoriste joue, chante et tourne sans relâche. Au cinéma, on l’a vu dans Les Dangereux de Louis Saïa (2002) puis dans Les Invasions barbares de Denys Arcand (2004). Sa performance dans le rôle de Sébastien lui a d’ailleurs valu le prix Génie du Meilleurs acteur de soutien. En 2004 toujours, il est la tête d’affiche de la distribution parisienne de la comédie musicale Chicago, avant d’enfiler le costume de Bo Bellingsworthhh pour la série télé Le Cœur a ses raisons. En 2008, Stéphane Rousseau se retrouve en haut de l’affiche de deux films français, Modern Love de Stéphane Kazandjian, et Astérix aux Jeux Olympiques, une mégaproduction de 80 millions d’Euros dans laquelle il campe un Alafolix croustillant d’humour.

Stéphane Rousseau, animateur

Il y a un nom qui revient régulièrement dans la carrière de Stéphane Rousseau, c’est celui de Juste pour rire. Sans doute parce que c’est le Festival qui l’a révélé il y a tout juste 20 ans, l’humoriste entretient avec l’événement une relation complice, presque amoureuse. Quelques moments de cette vie de couple méritent d’être soulignés, comme les Galas des Français qu’ont animé en duo Stéphane Rousseau et Franck Dubosc de 2002 à 2006. Des purs moments de grâce, tant pour le public québécois… que pour les téléspectateurs français : retransmis sur la chaîne France 2, l’édition de 2003 a ainsi fait sauter l’audimètre avec 6 millions de téléspectateurs. L’été dernier, pour les 25 ans du Festival Juste pour rire, Stéphane Rousseau a renoué avec la tradition des galas en animant, seul pour la première fois, une soirée hommage à Yvon Deschamps.
Comme à son habitude – et comme lui seul sait le faire – , il a su conjuguer humour et émotion pour amener le public du Théâtre Saint-Denis loin, très loin. Si loin qu’on apercevait la Tour Eiffel poindre à l’horizon...

Source : http://stephane-rousseau.hahaha.com/StephaneRousseau/Biographie

L’ADN culturel de Stéphane Rousseau décrypté