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Robert Morin

Source : Coop vidéo de Montréal et Telequebec.tv

Robert Morin est l'un des huit fondateurs de la Coop vidéo de Montréal, en 1977, avec la mission de favoriser les réalisations indépendantes. Après des études en littérature et en communication, il fait ses armes avec la photographie. Lorraine Dufour, de la Coop vidéo, produira la plupart de ses œuvres.

Robert Morin tourne en 16 mm, en 35 mm et en vidéo. Ce dernier support, apparu à la fin des années 1960, sert à la fois la production commerciale, éducative et domestique. Jusqu'en 1984, Morin exploite abondamment ce moyen, en coréalisation avec Dufour. Des œuvres telles que Le voleur vit en enfer sont très remarquées dans les festivals internationaux et plusieurs musées s'en portent acquéreurs. La télévision, quant à elle, hésitante, boude le style, une déception pour Morin.

En 1989, Robert Morin présente Tristesse modèle réduit, son premier long métrage, tourné en vidéo. Il passe au 35 mm en 1992 avec Requiem pour un beau sans-cœur. Le film récolte plusieurs prix, et l'Association québécoise des critiques de cinéma le proclame Meilleur film québécois de l'année. Un an plus tôt, le duo Dufour-Morin remportait le premier prix d'art vidéographique Bell Canada afin de souligner leur grande contribution dans ce domaine.

Depuis le milieu des années 1990, Robert Morin signe des films déroutants et provocateurs sur des sujets comme le nationalisme (Yes Sir! Madame...), la question amérindienne (Windigo), la consommation de drogues et la violence (Quiconque meurt, meurt à douleur), le racisme (Le nèg'), la relation père-fils (Petit pow! Pow! Noël), la vie de banlieue (Que Dieu bénisse l'Amérique).

Robert Morin enrichit l'univers cinématographique québécois depuis plus de vingt-cinq ans avec ses «vues d'intérieurs» toutes plus marquantes les unes que les autres. Dès le début il a su imposer son style et sa vision, qui laissent des marques indélébiles dans l'imaginaire collectif.

Robert Morin : éternel rebelle